À la jonction des routes 90 et 67, aux confins du Texas des ranches, à trois heures du premier aéroport : Marfa. Une destination au destin à part, choisie par Memo pour inaugurer sa collection Land Art. Son flacon figurant un œil grand ouvert offre un premier indice. Marfa invite à voir, sans ciller. Le soleil aveuglant et la poussière irritante qui sont les plus vieux habitants de cette bourgade américaine isolée, située dans le désert de Chihuahua sur un haut plateau aride, ne dissuaderont pas le regard. Car Marfa possède un pouvoir d’attraction unique. Ensorcelle ceux qui la visitent. C’est aussi l’une des propriétés d’un parfum lorsqu’il parvient à créer cet attachement magique. La rencontre avec Memo devait donc avoir lieu et s’accomplit avec l’absolue tubéreuse, au cœur de la composition : fleur envoûtante, persistante, elle est celle qu’on n’oublie pas. De la même famille que l’agave, qui aime s’épanouir en plein désert et signale sa présence dans un accord de tête, le parfum Marfa évoque la singularité de cette terre chauffée à blanc jusqu’à l’incandescence.